Couverture du livre "L'inquiétant familier" avec une photographie de Sigmund Freud

L’angoisse ou l’inquiétante étrangeté

séance du 19 décembre 2020

Nous ouvrirons cette séance sur la lecture du chapitre V « Ce qui trompe » dans le Livre X L’angoisse, Séminaire de Lacan que nous avons mis à l’étude. Nous vous proposons de le lire afin qu’un échange ait lieu.

Lacan aborde la fonction de l’angoisse par la dimension de l’étrange afin d’isoler la place du désir et les formes de l’objet qui y sont sous-jacentes.

Lacan relève un problème, concret, nous dit-il, là où se creuse la place du désir dans notre position thérapeutique, se présentifie à tout instant le problème qui est celui de : « ne pas nous laisser engager dans une fausse voie, de ne pas y répondre à tort ni à côté… »

En quoi, l’affect d’angoisse nous permet-elle, d’éclairer les impasses de notre clinique ?

Deux cas cliniques seront présentés.

Camille Deluzurieux : « Maxime, l’angoisse enjouée »
Marie-Ange Lucchesi : « Ce qui trompe, la fausse trace »


L'angoisse et l'objet d'art

séance du 6 février 2021

« L’angoisse…il faut la définir comme ce qui ne trompe pas, précisément en tant que tout objet lui échappe. La certitude de l’angoisse est fondée, non ambiguë.1 »

De l’objet déclencheur d’angoisse, à la création d’objet qui soutient le sujet. A défaut de créer cet objet, il est possible d’aller vers l’objet crée pour que des effets sur le sujet aient lieu. Cette rencontre avec l’objet d’art produit du vivant en lui, le détournant de son tourment en l’orientant au plus près du réel en cause.

« …des rencontres avec des œuvres d’art(…)à ce qu’elles peuvent représenter d’un certain rapport du sujet humain au désir.2 »

L’angoisse ne peut être cernée par le sens, pourrait-elle être abordée par l’objet d’art ? Nous présenterons le nouvel argument 2021, de l’angoisse à l’objet d’art en nous appuyant sur notre expérience clinique.

Marc K continuera à tirer le fil de l’inquiétante étrangeté qui conclura la session 2020. Lacan dans le Séminaire L'angoisse (p73,74) nous dit qu'« Il existe des moments d'apparition de l'objet qui nous jettent dans une tout autre dimension,…la dimension de l'étrange .(...) » Devant ce nouveau, le sujet vacille littéralement. J'aborderais cette expérience où il y a "ce surgissement dans le champ de l'objet d'un inconnu" avec un cas de ma pratique.

1 et 2 : J. Lacan Séminaire Livre X L’angoisse p.252-257

Marie-Ange Lucchesi : L’éveil à autre chose

Marc Krawczyk : Angoisse et regard dans le miroir


L’angoisse et le réel de la pulsion

séance du 10 avril 2021

Comment l’artiste fait-il face à l’angoisse ?

L’artiste ne procède pas par la voie du refoulement et son corrélat la construction d’un symptôme et la plainte qui s’en suit, mais par la production d’un objet. La pulsion n’est pas refoulée mais déplacé, la satisfaction a lieu. Freud distingue la sublimation du refoulement.

« Il existe notamment un chemin de retour qui conduit de la fantaisie à la réalité : c’est l’art… animé d’impulsions et de tendance extrêmement fortes, il (l’artiste)voudrait conquérir… Mais les moyens lui manquent de se procurer ses satisfactions. C’est pourquoi, comme tout homme insatisfait, il se détourne de la réalité et concentre tout son intérêt, et aussi sa libido sur les désirs créés par sa vie imaginative… Il est possible que leur constitution comporte une grande aptitude à la sublimation et une certaine faiblesse à effectuer des refoulements susceptibles de décider du conflit. »

J-A Miller, reprenant l’avancée de Lacan précise :

« Une voie possible, c’est d’aboutir au symptôme, une autre est d’aboutir à l’œuvre d’art… Pour résumer : la libido peut donner lieu à une sublimation ou à une symptomatisation…Il y a une inversion, dans la mesure où le créateur prend à sa charge le vouloir dire du symptôme, qui reste inconscient, il le prend à la charge, pourrions-nous dire, de son désir décidé, de sa volonté… »

Nous nous laisserons enseigner par les artistes afin qu’ils nous ouvrent à une autre lecture du désir de jouer chez l’enfant.

Marie-Ange Lucchesi : L’angoisse et le réel de la pulsion

Camille Deluzurieux : « L’angoisse et l’objet »

Détails des prochaines sessions

Le à

  • Thème : L’angoisse et l’objet d’art.
    Places limitées à 6 personnes en raison de la crise sanitaire.

  • Condition d'accès Sur inscription, au 06.70.31.88.55
  • Public Ados & Adultes
  • Lieu Médiathèque Louis Aragon