illustration de Sigmund Freud

Renseignements :

Marie-Ange Lucchesi Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / Tél. 06.70. 31. 88. 55.


L’angoisse ou l’inquiétante étrangeté

séance du 19 décembre 2020

Nous ouvrirons cette séance sur la lecture du chapitre V « Ce qui trompe » dans le Livre X L’angoisse, Séminaire de Lacan que nous avons mis à l’étude. Nous vous proposons de le lire afin qu’un échange ait lieu.

Lacan aborde la fonction de l’angoisse par la dimension de l’étrange afin d’isoler la place du désir et les formes de l’objet qui y sont sous-jacentes.

Lacan relève un problème, concret, nous dit-il, là où se creuse la place du désir dans notre position thérapeutique, se présentifie à tout instant le problème qui est celui de : « ne pas nous laisser engager dans une fausse voie, de ne pas y répondre à tort ni à côté… »

En quoi, l’affect d’angoisse nous permet-elle, d’éclairer les impasses de notre clinique ?

Deux cas cliniques seront présentés.

Camille Deluzurieux : « Maxime, l’angoisse enjouée »
Marie-Ange Lucchesi : « Ce qui trompe, la fausse trace »


L'angoisse et l'objet d'art

séance du 6 février 2021

« L’angoisse…il faut la définir comme ce qui ne trompe pas, précisément en tant que tout objet lui échappe. La certitude de l’angoisse est fondée, non ambiguë.1 »

De l’objet déclencheur d’angoisse, à la création d’objet qui soutient le sujet. A défaut de créer cet objet, il est possible d’aller vers l’objet crée pour que des effets sur le sujet aient lieu. Cette rencontre avec l’objet d’art produit du vivant en lui, le détournant de son tourment en l’orientant au plus près du réel en cause.

« …des rencontres avec des œuvres d’art(…)à ce qu’elles peuvent représenter d’un certain rapport du sujet humain au désir.2 »

L’angoisse ne peut être cernée par le sens, pourrait-elle être abordée par l’objet d’art ? Nous présenterons le nouvel argument 2021, de l’angoisse à l’objet d’art en nous appuyant sur notre expérience clinique.

Marc K continuera à tirer le fil de l’inquiétante étrangeté qui conclura la session 2020. Lacan dans le Séminaire L'angoisse (p73,74) nous dit qu'« Il existe des moments d'apparition de l'objet qui nous jettent dans une tout autre dimension,…la dimension de l'étrange .(...) » Devant ce nouveau, le sujet vacille littéralement. J'aborderais cette expérience où il y a "ce surgissement dans le champ de l'objet d'un inconnu" avec un cas de ma pratique.

1 et 2 : J. Lacan Séminaire Livre X L’angoisse p.252-257

Marie-Ange Lucchesi : L’éveil à autre chose

Marc Krawczyk : Angoisse et regard dans le miroir


L’angoisse et le réel de la pulsion

séance du 10 avril 2021

Comment l’artiste fait-il face à l’angoisse ?

L’artiste ne procède pas par la voie du refoulement et son corrélat la construction d’un symptôme et la plainte qui s’en suit, mais par la production d’un objet. La pulsion n’est pas refoulée mais déplacé, la satisfaction a lieu. Freud distingue la sublimation du refoulement.

« Il existe notamment un chemin de retour qui conduit de la fantaisie à la réalité : c’est l’art… animé d’impulsions et de tendance extrêmement fortes, il (l’artiste)voudrait conquérir… Mais les moyens lui manquent de se procurer ses satisfactions. C’est pourquoi, comme tout homme insatisfait, il se détourne de la réalité et concentre tout son intérêt, et aussi sa libido sur les désirs créés par sa vie imaginative… Il est possible que leur constitution comporte une grande aptitude à la sublimation et une certaine faiblesse à effectuer des refoulements susceptibles de décider du conflit. »

J-A Miller, reprenant l’avancée de Lacan précise :

« Une voie possible, c’est d’aboutir au symptôme, une autre est d’aboutir à l’œuvre d’art… Pour résumer : la libido peut donner lieu à une sublimation ou à une symptomatisation…Il y a une inversion, dans la mesure où le créateur prend à sa charge le vouloir dire du symptôme, qui reste inconscient, il le prend à la charge, pourrions-nous dire, de son désir décidé, de sa volonté… »

Nous nous laisserons enseigner par les artistes afin qu’ils nous ouvrent à une autre lecture du désir de jouer chez l’enfant.

Marie-Ange Lucchesi : L’angoisse et le réel de la pulsion

Camille Deluzurieux : « L’angoisse et l’objet »


De l’angoisse du clinicien à la création

séance du 19 juin 2021

Nous aborderons l’angoisse, non seulement du côté du sujet mais aussi celle ressentie par le clinicien dans la relation à son patient. Est-ce la même ? J. Lacan, dans sa présentation de la fonction de l’angoisse invite le psychanalyste à en tenir compte dans sa pratique. Il précise : « Sentir ce que le sujet peut supporter d’angoisse vous met à tout instant à l’épreuve » Il avance une autre question en suspens- « qui ménagez-vous ? » L’autre sans doute mais aussi bien vous-même. Lacan propose de cerner en quels points l’angoisse émerge.

Nous ferons le détour par la lecture de « Note sur l’enfant » où Lacan distingue de manière très précise, le symptôme représentant la vérité du couple familial et celui pris directement dans la subjectivité de la mère.

La question de la création restera notre fil rouge dans chaque cas clinique présenté et elle s’incarnera dans la présentation d’un artiste, son œuvre en lien étroit à son parcours de vie. C'est à travers le cheminement biographique de l’artiste singulier Raymond Reynaud qu’il sera proposé de mettre en perspective les événements de corps et la construction d'une œuvre comme solution à cette fragmentation.

Nous faisons l'hypothèse d'un parallèle entre la division du temps d'arrêt, provoqué par la maladie, et le mouvement créateur, réunifiant l 'enveloppe corporelle.

Céline Puntel : L’angoisse entre le soignant et le sujet, la création fait-elle ouverture ? 

Marie-Christine Blanc : la division d’un homme, l’unité d’une œuvre

Marie-Ange Lucchesi : L’angoisse et le fantasme


L'angoisse et l'objet d'art

séance du 25 septembre 2021

Le suicide, est-ce un acte ? Il peut être perçu comme dérangeant l’ordre social. L’angoisse qui sous-tend un suicide peut ne pas être reconnue, voire niée. L’artiste, l’écrivain peut être perçu lui aussi comme perturbant l’ordre social, voir la norme. L’écrivain qui met en scène un suicide, peut-il nous faire entendre ce qui fait impasse pour un sujet ?

Un costume de scaphandrier pour des âmes de liège est l’expression de Jean Cocteau dans son livre ''Opium journal d'une désintoxication'' Il cerne les effets de la fonction de l'opium. Lors de sa cure dans une clinique il écrit et dessine ce livre. Pour lui il s'agit de la même activité, du même acte créateur. Cocteau avait aussi l'angoisse de vivre.

Sonya Ufer : « Le suicide une écriture vers quoi ? »

Marc Krawczyk : « Un costume de scaphandrier pour des âmes de liège »


Jouer n’est pas un jeu

Du Fort-Da à la construction des nœuds

séance du 23 Octobre 2021

Ce titre paradoxal entre en correspondance avec le célèbre tableau de Magritte Ceci n’est pas une pipe inscrit dans le tableau au-dessous d’une pipe représentée par le peintre. Jouer est une activité sérieuse. Jouer relève de plusieurs occurrences, il sera nécessaire de les déplier afin de ne pas rester dans la confusion. Jouer à des jeux vidéo, jouer au ballon, dessiner ou fabriquer une forme en pâte-à-modeler, construire, bricoler avec des éléments épars, créer une histoire, ou mimer une scène n’est peut-être pas à mettre sur le même plan.

Jouer est souvent entendu comme un jeu qui détourne le sujet de la réalité, associé au repos, voire à l’oisiveté. Nous aborderons une autre approche du verbe jouer qui participe à un point de réel dont le sujet ne peut se détourner, il ne peut que trouver un savoir-faire avec.

Jouer est intrinsèquement lié à la pulsion qui s’impose au sujet. La clinique auprès d’enfants vient interroger ce que jouer veut dire pour un sujet. Jouer, permettrait de réaliser des opérations très complexes. Nous démontrerons, à l’appui de cas clinique, en quoi jouer est à élever à la dignité d’un travail de création. Tel l’artiste, l’enfant prend à bras le corps le réel auquel il est confronté. Au travers du jeu, l’enfant se construit, trouve ses assises et grâce à l’objet peut faire lien à l’autre. Le désir d’apprendre s’inscrirait-il dans les différentes manières de jouer ?

De Freud à Lacan, jouer sera mis à l’étude.


Jouer à quoi ça sert ?

séance du 8 janvier 2022

Jouer, ça sert à quoi, à qui, pourrait-on se demander ?

Nous présenterons le jeu nommé le fort-da par Freud, dit plus communément le jeu de la bobine. Nous resituerons dans quel contexte Freud observe le jeu de son petit-fils en l’absence de sa mère. Cette observation de l’acte de jouer chez l’enfant s’inscrit dans la théorisation de Freud en 1920 sur l’au-delà du principe du plaisir. Il s’interroge sur le cauchemar, les traumatismes, l’angoisse qu’il distingue de la peur et de la terreur puis il en vient à s’intéresser à ce qui se passe quand un enfant joue.

Lucchesi Marie-Ange : « Jouer, à quoi ça sert ? »

Lors de cette intervention, nous vous proposons de découvrir ce que Freud intitule le Fort-Da, mais aussi ce qu'en dit Jacques Lacan au travers de ses Séminaires. Nous aborderons le Fort-da sous le prisme de la présence-absence en lien à la question de la jouissance.

D'Ambrosio Anthony : Le jeu du fort-da, la jouissance et le vide

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