Illustration de l'avare de Molière

Une pièce de théâtre classique, non sans raison.

Lire l'Avare en période de confinement n'a pas la même saveur que de lire cette pièce, écrite par Molière au XVIIe siècle, au collège. Cette comédie de mœurs, qui diffère des farces de l'époque a pour but de faire réfléchir le lecteur sur certains travers humains.

C'est à la fois drôle, car les procédés comiques sont multiples (quiproquos, situations burlesques, comique de répétition) et sérieux à la fois : les thèmes de l'orgueil, l'avarice, la flatterie, la tyrannie mais aussi l'amour et l'honnêteté sont traités avec finesse et ce, dans une langue d'une grande richesse littéraire.

Et on a le temps, en période de réclusion culturelle de savourer chaque mot, chaque réplique, de lire les annotations, d'anticiper et d'analyser l'effet comique de chaque scène...

Harpagon cet avare qui ne peut supporter l'idée de perdre "sa chère cassette", si bien qu'il court au jardin régulièrement pour vérifier que son bien est toujours en place ...et qui finira par lui être volé.

Frosine l'entremetteuse qui n'hésite pas de flatter le vieil homme cupide pour obtenir "le petit secours" dont elle a besoin dans un dialogue fort cocasse (et où l'effet des didascalies joue un rôle majeur), les amours touchantes des deux couples d'amants, Valère l'intendant d'Harpagon (qui s'est fait embaucher pour croiser sa bien aimée le plus souvent possible) et Elise (fille d'Harpagon); Cléante (fils d'Harpagon) et Marianne (qu'Harpagon veut épouser); et les autres personnages : Maître Simon (le courtier), Maître Jacques (cuisinier et cocher d'Harpagon), La Flèche (le valet de Cléante), et bien sur Anselme, dont l'identité est révélée à l'issue de la pièce dans un rebondissement plein d'humanité.

L'amour triomphe à la fin, et même si Harpagon retrouve sa chère cassette, le lecteur ne se leurre pas : ce qui compte avant toute chose, c'est bien l'Amour et la sincérité des rapports humains.

Alexandra F.

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